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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 12:59
Chacun a encore en tête l'élection présidentielle de 2007 : Nicolas SARKOZY l'a remportée sur un thème bien précis : " je serai le Président du pouvoir d'achat ". Depuis, tout le monde s'est rendu compte que ce n'était finalement qu'un slogan de campagne.
Alors, très habillement et pour détourner les français de cette promesse, notre Président est devenu coûte que coûte " le Président de la réforme ".
Que n'avons nous eu en 2008 de ces réformes, parfois menées à la hussarde, souvent avec imprécision, ici sur la carte judiciaire, là sur le travail du dimanche. Celle de l'audiovisuel par exemple a été emblématique de cette volonté farouche de réformer à tout prix. Le feuilleton sur la nomination du futur Président de la chaine publique, la suppression de la publicité ont occupé le devant de la scène médiatique durant plusieurs semaines. Même si le Sénat, excédé d'être mis devant le fait accompli, relance actuellement le débat sur ce sujet.
Ce dossier momentanément épuisé, et bien on en ressort un autre du chapeau qui, lui aussi, déchaîne les passions : la suppression du magistrat instructeur provoque un tolé dans le monde judiciaire et alimente les commentaires sur le rôle de ces 600 magistrats qui ne traitent que 4% des affaires, sur l'indépendance de la justice à travers le Parquet (dépendant directement de la Chancellerie) dont le rôle serait renforcé, ...
Cette excitation "judiciaire" retombée, on lance la réforme du droit d'amendement au Parlement qui, lui aussi, va alimenter la controverse durant quelques jours avant qu'une nouvelle annonce ne vienne médiatiquement se substituer à la précédente.
C'est la frénésie de la réforme pour la réforme, manière de faire  croire que l'on s'occupe de tout et à chaque instant; peu importe le résultat car l'essentiel est ailleurs :  faire illusion.
Et, pendant ce temps là, on ne parle pas des véritables problèmes des français que sont le chômage, la précarité, le pouvoir d'achat. Nous le voyons tous les jours, y compris sur ce bassin de vie : de plus en plus de nos concitoyens vivent plus mal qu'avant, ont plus de difficultés qu'avant, se retrouvent sans emploi et souvent sans plus aucune ressource. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est un Président et un Gouvernement qui s'occupent  rapidement de ces problèmes là du quotidien.
Les français n'ont que faire d'un Champion de la communication, ni même d'un Président de la ... diversion.

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Published by Jean-Marc FOURNEL - dans France
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commentaires

ROSSKOPF 17/01/2009 01:41

Je reviens à l’instant de Toul où j’ai eu le plaisir de suivre le discours de notre ministre de la famille. J'ai trouvé son discours de qualité alors que je ne la connaissais pas du tout.

J’ai également réussi à échanger, grâce à mon voisin que j’accompagnais, quelques propos avec notre préfet au sujet de l’implantation de l’usine d'enrobage à Lexy.

Par rapport à votre dernier post, je me suis posé la question de savoir si vous alliez éditer mon commentaire sur votre blog.

J’avoue que j’étais légèrement surpris de le lire, étant donné qu’il allait en contre-sens de votre propos.

Cela prouve votre capacité d’écoute et votre ouverture d’esprit.

Jean-Marc FOURNEL 18/01/2009 11:43


Bonjour,


1 h 41 ! Et toujours disponible pour poster un commentaire sur mon blog ! J'apprécie. Cette réception des voeux de la Ministre vous a donc plu. Le contenu de sa politique sur la famille également

Le Préfet rencontré à cette occasion vous a-t-il laissé quelque espoir sur sa décision (car lui seul maintenant peut s'opposer à ce projet au delà de recours possible) ?
Enfin, pourquoi n'aurais je pas publier votre propos même si nous sommes en désaccord sur certains points ? Ne passeront jamais sur ce blog les attaques personnelles et les propos extrémistes. Le
reste fait partie de la démocratie apaisée où chacun peut faire prévaloir ses idées. 



ROSSKOPF 15/01/2009 17:10

"""La gentille Martine de l'avant-congrès est redevenue la Dame des 35 heures", persifle un membre de la majorité du Parti socialiste. Certains secrétaires nationaux supporteraient mal de devoir, avant toute intervention publique, ajuster leur prise de parole en liaison avec Mme Aubry, qui, de son côté, reste plutôt en retrait par rapport aux médias.
Alors que ses détracteurs font état d'un "mode de fonctionnement très replié, quasi clanique", voire redoutent, à l'image de François Rebsamen, proche de Ségolène Royal, que "le PS ne sombre dans une sorte de caporalisme", les partisans de la première secrétaire vantent au contraire son "sens du travail en équipe". "C'est vrai, elle est très interventionniste et certains craignent d'être mis sous tutelle, mais rien n'est verrouillé et la décision reste collective", plaide un membre de la direction.
Au sein de la majorité en forme de patchwork constituée autour de Mme Aubry, quelques fissures se dessinent. Mercredi 14 janvier, le courant "Besoin de gauche", qui réunit les amis du strauss-kahnien Pierre Moscovici, a considéré, par l'intermédiaire de Jean-Paul Planchou, président du groupe socialiste du conseil régional d'Ile-de-France, que la nouvelle direction du parti "n'a pas convaincu". "Ses prises de position n'ont manifestement pas marqué l'opinion", estime M. Planchou, qui déplore certaines "postures gauchisantes". ""

Jean-Marc FOURNEL 18/01/2009 11:25


Bonjour,


chacun sait que je n'ai pas voté pour Martine, mais je demande à ce que l'on lui laisse un peu de temps pour prendre ses marques. Alors je n'entrerai pas dans des commentaires dont le résultat
n'aboutirait qu'à alimenter la division dans notre Parti.
Mais au fait, ne pensez vous pas que si nous changions le "elle" en "il" et en maintenant tous les commentaires évoqués dans votre post (mais en changeant quelques noms), on pourrait parfaitement
imaginer faire référence au comportement d'un certain ... Nicolas SARKOZY ?
OH, il faut toujours un peu d'humour ... 



ROSSKOPF 15/01/2009 11:36

Votre propos est vif, bien écrit comme d’habitude mais j’ai des nuances par rapport à vos propos.

En effet, mon premier argument est le suivant : la crise est mondiale et si vous mettez le meilleur président de tous les temps à la place de Mr Sarkozy, ce dernier ne pourra pas faire tellement mieux en terme de pouvoir d’achat.

De plus, j’ai des difficultés à comprendre le programme des dirigeants socialistes. J’ai suivi, analysé et compris le combat entre Ségolène et les autres dirigeants socialistes mais pour les problématiques réelles des français, je ne comprends pas bien les propositions. Je note bien ici et là quelques critiques mais que proposent-ils : relancer la consommation des produits chinois?

Au final, le parti socialiste est représenté par Madame 35 heures. Je trouve que les 35 heures représentent une décision franco-française que je n’ai pas comprise : comment mettre sur un pied d’égalité un fonctionnaire travaillant dans un bureau avec un fonctionnaire qui se lève la nuit pour effectuer un travail physique pénible, et ce, tout en acceptant que des urgentistes travaillent 60 heures par semaine !

Je ne pense également pas qu’un responsable socialiste quel qu’il soit aurait mieux fait que notre Président durant la présidence européenne.

Pour conclure sur notre président, il est certes super dynamique, parfois trop mais il a pris de bonnes décisions que personne n’avait prises auparavant :
1. Interdiction de fumer dans les bars et restaurant
2. Regroupement ANPE-UNEDIC
3. Prendre autant de femmes que d’hommes au gouvernement ET nommer des socialistes dont un certain Kouchner au gouvernement (l’idée de Bayrou).
4. Le grenelle de l’environnement avec le malus écolo (alors que Fabius a enlevé la vignette de ceux qui se paient des bolides de 200 chevaux et qui coûte 40.000€ - je suis bien placé pour le savoir-)
5. Ne pas demander à des enfants de 6 ans de se lever le samedi matin.
6. …

Toute réforme ne se fait pas dans la douleur. Pour en vivre dans mon environnement professionnel, il est clair qu’une personne qui souhaite changer les choses se fait agresser et critiquer immédiatement. Il est tellement plus facile de ne rien faire.

Cependant, je suis quand même en désaccord avec lui sur des sujets comme le tout nucléaire ou le travail le dimanche.

Enfin, pour terminer sur une note positive vous concernant, je me sens bien plus proche de vous qui me semblez être un responsable local, agissant dans l’intérêt des autres, que de vos dirigeants.

Ainsi, même si je n’ai pas tout à fait la même sensibilité politique que vous, je serai près à voter pour vous.

Jean-Marc FOURNEL 16/01/2009 17:26


Bonjour,


voilà un beau débat politique au sens noble du terme.
Mon propos visait à dire non pas l'incapacité d'une réponse présidentielle à la crise que nous traversons, mais une prolifération d'annonces de réformes en décalage avec l'attente de nos
concitoyens.
Vous évoquez ainsi diverses réformes. Je n'en reprendrai que quelques unes :

le regroupement ASSEDIC-UNEDIC doit faire ses preuves; au delà d'économies budgétaires qui seront réalisées sur le dos des salariés de cette entreprise, il reste à démontrer l'efficience de
cette fusion. Wait and see !

l'ouverture ? Elle est plus d'opportinuté politique (pour le Président) et personnelle (pour les "débauchés") qu'un véritable consensus autour de la politique globale menée par le
Gouvernement. En exemple, Fadela AMARA a-t-elle les moyens de faire évoluer significativement les banlieues comme elle le souhaitait avant d'entrer au Gouvernement ?

Le Grenelle de l'environnement ne se jugera qu'au fur et à mesure des actes concrèts qui seront posés (bien au delà des mesurettes et effets d'annonce). Attendons le budget 2009 de la
Nation pour pouvoir réellement en tirer les premiers enseignements;

La semaine des 4 jours ? Même DARCOS ne l'avait pas mise en application  avant sa loi dans sa propre ville. Je pense sincèrement que le lobby des "vacanciers" a pris le dessus sur les
multiples rapports notamment de médecins évoquant les effets néfastes sur la santé  des enfants de rythmes scolaires ainsi imposés;

Le travail le dimanche ? Je sais ce que celà signifie pour le pratiquer dans mon entreprise. C'est une véritable question sociétale.

Quant aux propositions de la formation politique à laquelle j'appartiens, il est vrai qu'elles sont difficilement audibles quand la frénésie médiatique du Président consomme l'essentiel des
pages des journaux, des espaces radiophoniques ou de la petite lucarne. Mais je concède bien volontiers que l'on a à paufiner notre projet.
Enfin je vous remercie de l'appréciation que vous me portez. Je dis toujours qu'il y a un temps pour la politique (le temps des campagnes) et un temps pour l'action envers l'ensemble de nos
concitoyens.



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